LA COLÈRE

Julien Aillet

d'après Frankenstein ou le Prométhée moderne de Mary Shelley

Quelques mots sur le projet soutenu par le pôle européen de création…

Les deux thématiques essentielles autour desquelles tourne mon travail sont la peur et la monstruosité.

Projet

Les deux thématiques essentielles autour desquelles tourne mon travail sont la peur et la monstruosité. J’avais très envie de questionner Frankenstein. C’est le monstre de la révolte et, à l’époque moderne, Mary Shelley est la première à donner la parole à un monstre, à assumer  une certaine ambiguïté morale. Les personnages principaux sont d’une certaine façon deux enfants blessés qui l’un comme l’autre vont se tourner vers le mal. Une société qui traite les êtres comme des objets et qui néglige ses enfants va droit dans le mur ; c’est cette question qui est au cœur du livre. L’entrée psychanalytique m’intéresse notamment dans les rapports entre le créateur et sa créature, les questions de l’abandon, de la trahison, mais j’y vois aussi une vive question de société. Certains passages sont d’ailleurs assez troublants tant ils résonnent étrangement avec notre époque. La question de la violence subie par des franges désespérées de la population qui se retournent contre le reste de la société n’est pas nouvelle. C’est aussi cette question du retour de flammes qui m’interpelle dans le livre de Mary Shelley.

D’autre part et bien que le roman a été écrit par une jeune auteure de 19 ans, l’absence des femmes est assez interpellante dans Frankenstein. J’ai donc  féminisé le personnage du capitaine du bateau qui repêche Victor Frankenstein et qui se fera la narratrice de cette histoire.

Quand on fabrique des marionnettes, on est vite confronté à sa propre maladresse au travers des créatures pathétiques et touchantes qu’on a fait naître. Pour Frankenstein, j’ai réalisé des maquettes parce qu’il est beaucoup question de paysages. On a photographié et parfois animé ces images. À partir de cette matière, on s’est interrogé sur la manière de faire dialoguer les objets et les images projetées. Pour l’espace sonore et musical, j’ai fait appel à Erwan Henry et, depuis le plateau, Blaise Cagnac assurera la régie et la réalisation vidéo. Il est présent avec moi. D’une certaine façon, on assume ainsi le côté «coutures apparentes» du spectacle à l’image du corps de la créature !

interview réalisée par Patrick Beaumont


avec Julien Aillet et Blaise Cagnac
regard extérieur Cédric Orain
photographies et animations Eric Bézy
réalisation vidéo, lumières, régie générale Blaise Cagnac
création sonore Erwan Henry
collaboration artistique Rachid Bouali (en cours)
administration de production Violaine Kalouaz
stagiaire Gaëlle Bridoux
avec la voix de Lilie Moreau

production Cie Monotype
coproduction le phénix scène nationale Valenciennes, pôle européen de création / Tandem, Scène Nationale Arras-Douai
avec le soutien de la Compagnie de l’Oiseau-Mouche et de La Traversée.

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